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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

A pic a day time

Deux pour le prix d’un, ça excuse pas l’absence mais ça me fait plaisir quand même.

Bizarre

Episode 246 |Par Sam | le 24 oct 2008 @ 21:30 | dans Non classé
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Pendant qu’elle dort

Silhouette

[Passage rapide, pas le temps, pas l'envie, pas encore, de revenir gloser ici. Faut que je passe un cap, que je pousse un peu plus loin encore le désir de raccrocher à une réalité trop belle peut-être pour qu'elle ne me fasse pas peur.]

Il est 20h39, ce soir c’est teuf.

Il est 20h39, j’ai rien foutu de mon vendredi

Il est 20h40 et je reçois son SMS. A 20h41, je réponds.

Il est 20h41, elle fait une sieste pour offrir un répit à ses 39°C de fièvre pas chômés.

Il est 20h41, je pense à elle en réécoutant Au revoir Simone.

Il est 20h42 et je pense à moi. Et je me dis qu’il faudrait arrêter d’agripper le rideau, arrêter de tenir la corde, arrêter de regarder en bas. Qu’il faudrait ouvrir les doigts, un à un ou d’un coup, et laisser filer. Et lâcher prise, enfin. Et plonger vers cet inconnu, vers cette inconnue, qui m’ouvre les bras et le reste, tout ce reste si vaste.

Il est 20h45 et moi et ma gueule de déterré, on boit une Heineken.

Il est 20h45 et il faudrait que j’aille faire un tour sous la douche, sauver ce qui peut l’être.

Il est 20h47 et tout ce que j’ai en tête, c’est ce signe de geeks :  <3

Il est 20h47 et mon appart sent la pisse de chat.

Il est 20h47 et il y a comme une bulle de bonheur coinçée dans mon estomac, qui ne demanderait qu’à grossir et s’épanouir et noyer sous le rose l’autre bulle qui sommeille, la métastase d’angoisse qui m’a poussé dans le plexus et se réveille parfois le temps de lancer trois putain de salves corrosives qui empoisonnent le reste. Qui demanderait que ça, mais putain, qu’est-ce que j’attends ? Le déluge, peut-être.

Il est 20h49, je rebois une gorgée et je me dis pour la énième fois que je suis quand même le mec le plus chanceux de la Terre et que j’en profite pas assez.

Il est 20h51 et j’écoute Elvis Perkins : while you were sleeping. Un truc qu’elle m’a fait découvrir, entre quelques centaines d’autres :

Il est 20h52 et j’en ai marre de cette propension malsaine à la mélancolie comme expédient ludique et je me dis que je peux pas éternellement faire la planche entre deux eaux de rejet, que je peux pas éternellement me filer des croche-pieds vicelards en pleine course juste pour le plaisir du flash de douleur quand mes dents cognent le bitume.

Il est 20h58 et je me roule une clope.

Il est 20h59 et je pense à ma petite punkesse blottie dans sa couette, je pense à la frange sur le haut de son front,à sa bouche, à sa fièvre, à ses mains, à ses seins.

Il est 21h01 et j’ai envie de la soigner, de la protéger, de m’occuper d’elle. Et j’ai envie de la voir sourire. De l’emmener à Berlin. De lui faire à manger. De la regarder bouger.

Il est 21h04 et je me demande à quoi elle rêve.

Episode 245 |Par Sam | le 24 oct 2008 @ 21:07 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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Pause

 

Piano

Yo,

ça roule, depuis le temps ? La famille, tout ça, bien ?

Tu sais quoi ? Je suis pas venu te dire que je m’en vais, mais pas loin. Disons qu’on va faire pause, là tout de suite.

J’adore raconter des conneries ici, mais c’est devenu, pour reprendre la citation d’un pote, “trop d’implications”. Et là tout de suite, j’ai pas terriblement le coeur à la gaudriole. Des trucs à vivre, des trucs à régler. Que j’ai pas envie de te raconter pour l’instant. 

[Tu notes comment je te mets le suspense, un peu ?]

Du coup, ben… je reviens, quoi. D’ici une semaine, on va dire. En mi-temps. 

Et je te laisse avec “Au revoir Simone : “A violent yet flammable world“.

 

 

 

 

Episode 244 |Par Sam | le 7 oct 2008 @ 2:21 | dans Non classé
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Toros (j’ai testé pour vous : la corrida)

 

Matador (IV)

 

L’avantage de cette absence, c’est que j’ai pas mal de trucs à te raconter. Dont mon weekend dans le Sudeu-congue. Où l’on m’a amené voir une corrida, ce que je n’avais jamais fait.

 Je te raconterai, ou pas.

Vu ma fréquence du moment, on va partir du principe que pas. Alors, en résumé :c’est plutôt beau, impressionnant, voire fascinant, mais au bout de trois taureaux butés dans l’arène, qui agonisent d’hémorragie interne avec une épée plantée jusqu’à la garde dans l’encolure, s’écroulent avec un dernier spasme des pattes, tu es un peu barbouillé. 

Et quand tu arrives au sixième, dont un pauvre gros machin qui s’est traîné pendant cinq bonnes minutes le long de la lice, acharné à ne pas crever malgré le sang qui pissait à gros bouillons de ses plaies, avant de finir par s’écrouler de l’avant pour mourir tout de même, le train arrière encore debout, sous les vivats de la foule, t’as beau savoir qu’ils applaudissaient sa bravoure, t’as quand même carrément la nausée.  

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Episode 242 |Par Sam | le 24 sept 2008 @ 17:12 | dans J'ai testé pour vous, Photos, Quotidiennes
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A pic a day (III)

Parce que bon.

 

Fruits de mer

 

 

 

Episode 243 |Par Sam | le 24 sept 2008 @ 14:44 | dans Photos
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Pendant ce temps, à Paris…

 

Bare skin

[Hey, je t'ai manqué ? Oui, ça fait dix jours. Que veux-tu que je te dise ? Faut bien vivre un peu, ne serait-ce que pour avoir des choses à bloguer]

Alors voilà : Sam a une petite amie. Elle est belle et son prénom c’est [quelque chose de très mignon qui finit en "ie"]. A eux deux, ils forment pas de gang, mais ils font des choses que font les namoureux quand ils se rencontrent. 

Ils écrivent leur début d’histoire, esquissent une introduction à toute vitesse. Ils s’explorent, ils se touchent, ils se sentent, ils se testent, ils se jaugent, ils se livrent, ils partagent. Ils ont des audaces soudaines et des pudeurs spontanées. Et ça leur prend un temps fou, qu’ils ne voient pas passer. Alors ils se droguent aux câlins pour pallier le manque de sommeil.

Ils pratiquent la love story de jeunes actifs, restos tardifs, rendez-vous de nuit, départs tôt d’un appart ou d’un autre, sur la pointe de pieds, sourire niais plein la face bouffie de sommeil au souvenir de ce corps chaud qui dort encore sous cette couette qu’on vient de quitter, weekends volés au travail.

Ils sacrifient à l’époque qui les fait vivre et qu’ils kiffent tous les deux,  déclinent leurs élans en signaux numériques, mails, textos, chats, Fessebouc, photos, vidéos… et geekisent de concert. [Car Sam a craqué en voyant celui de sa belle et été pleurer chez Orange© pour avoir un putain d'iPhone 3G 8 gigas. Noir. Un genre d'Excalibur, voire de sextoy pour geek. Que je m'en vas même t'en reparler, un de ces quatre.]

Ils font dans le transport amoureux en milieu urbain. Horaires décalés, journées bien remplies, métros, vélibs, trains, taxis, arpentage de pavés mains dans la main, Paris à deux ça redevient un peu la capitale romantique que t’as du mal à apercevoir autrement. 

Plus, en petit bonus perso, c’est cadeau ça fait plaisir, les flux et reflux passablement agités du truc réglé sur sensibilité maximum qui me sert de centre des émotions, quelque part au niveau du plexus solaire. Et les fluctuations afférentes dans les dosages de bonheur et d’angoisse, de trouille et d’exaltation.

Avec leurs effets secondaires, leurs petits cousins, leurs causes ardemment recherchées à grands coups d’introspections nébuleuses. Et l’impression générale d’avoir les tripes posées sur le wagon de tête d’un petit train lancé à fond dans les montagnes russes d’un parc d’attraction conçu par un psychopathe délirant.

Autant te dire que j’ai pas vraiment trouvé le temps de te donner des nouvelles.

Episode 241 |Par Sam | le 23 sept 2008 @ 1:48 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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A pic a day (II)

La plage, y a pas, ça reste beau. Et moi je vais mieux après certain coup de fil. Le plus rigolo de l’histoire étant que, tout angoissé que je sois, ses baisers me manquent terriblement.  Ce qui n’a aucun rapport avec la photo, mais c’est pas grave. 

 

The Sea

 

 

 

Episode 239 |Par Sam | le 12 sept 2008 @ 9:38 | dans Non classé
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Coucou, qui c’est ? (Le loup)

 

Goutte

[Pardonne mon absence, j'étais très occupé, comme tu vas le constater]

Coucou, qui c’est ? Et oui, c’est ta vieille copine la crise d’angoisse qui s’incruste à nouveau dans la partie. Y avait longtemps.

Boule dans le ventre, chaud et froid sous mon crâne, gorge nouée, pensées parasites, désirs de fuite, toute la vieille équipe est revenue pour des soirées de folie et des nuits d’enfer à se tourner et se retourner en cherchant par quel foutu bout prendre le truc. 

Mmm, ça m’avait manqué. Ou pas.

En cause [tu t'en doutais, je sais] une fille. Evidemment. Une fille-surprise, surgie un dimanche de pluie à Belleville d’une série de bêtises numériques partagées après une brève et professionnelle rencontre voilà quelques mois. 

Une fille un peu geekette, un peu diplômée de sciences politiques, avec un boulot plus prenant et plus passionnant que le mien. Et un tas d’autres passions et un tas d’autres trucs menés à bien en dix ans, que c’en est impressionnant. 

Une fille jolie, même. Avec des airs d’elfe échappé de chez le père Tolkien, des yeux presque bridés, des fossettes plein le visage, un corps tout menu et un tatouage terriblement mignon caché quelque part. 

Une fille aussi câline que ton serviteur, aussi demandeuse d’affection.

Une fille tellement vivante, une fille qui s’amuse à t’épouser sur Fessebouc, qui éclate de rire à voir la réaction de ses copines, qui tchatche avec tous les commerçants de son quartier, qui renifle tout ce qu’elle attrape, qui devient grognon quand elle a faim, 

Et si je te dis qu’en plus, elle est célibataire, qu’en plus elle a eu envie qu’on se revoie le lendemain, qu’elle a envie de faire quelque chose d’un peu bien, tu admettras qu’à l’échelle de cette année, ça tient de la singularité quantique ou du miracle divin, suivant ta préférence dans le domaine des trucs improbables. 

Bref, tout cela devrait, si j’étais un tantinet normal, se conclure par un bête bout de bonheur béat (note l’alitération). 

Si j’étais un tantinet normal.

***

Hélas, faut croire que c’est pas le cas. 

Parce qu’au bout de deux jours, passés pour l’essentiel au fond d’un lit ou à déguster des huîtres et des sushis, ma vieille maîtresse la crise d’angoisse a pointé le bout de son nez. Histoire de me pourrir la soirée et la nuit à me sussurrer à l’oreille “fuis, petit, fuis-t-en vite, cours-t-en dans tes pénates avant qu’il ne soit trop tard” [Avant que quoi ne soit trop tard, ça en revanche, j'en ai pas la moindre idée]. A me coller des pensées parasites plein le cortex, à jouer à faire des noeuds de marin avec mon estomac. 

Sans aucune putain de raison apparente. Sinon la vitesse à laquelle on s’est aperçus de nos similarités, en matière de musique, d’envies, d’attentes ou de blessures. 

[Avant-hier, on parlait de nous, elle n'arrêtait pas de me demander, avec ce sourire totalement désarmant : "mais il est où, le loup" ? Il est où le truc qui va pas chez toi, quoi. Elle me trouvait trop parfait. Ben voilà. Il est là, le loup]

Peut-être j’angoisse de ce trop d’un coup. Peut-être que je la trouve trop parfaite, même si c’est très, très con de se dire ça, et encore plus de l’écrire. Peut-être je sais plus comment me dépatouiller face à tout ça. Peut-être que ça bouleverse mes petites habitudes d’éphèbe des boulevards à la con, qui finissait par se faire à l’idée que - oh mon Dieu - il peut séduire, par s’accoutumer au célibat. Peut-être qu’à force de fantasmer une romance parfaite et impossible de série B, je suis devenu incapable de vivre une histoire pour de vrai, parce que c’est tellement plus facile, d’attendre et d’espérer. 

Peut-être je me dis que c’est trop facile, trop soudain, qu’il y a forcément un vice quelque part. Peut-être qu’à force de ne kiffer que des attentes, des histoires en suspension et des trucs sans lendemain, j’en viens à choper la trouille de celle-ci parce qu’elle se passe trop bien. 

Peut-être je crains d’avoir encore une fois très mal si ça se termine. Peut-être qu’entre mon passif familial bien biscornu et mes expériences précédentes je souffre de cette connerie de “peur de l’engagement” qui fait le bonheur des magazines féminins.  Peut-être je suis très fatigué, à force de ne pas dormir, et que ça pousse à la panique. Peut-être je sais plus bien ce que c’est qu’une émotion et que je confonds angoisse et… autre chose.

Peut-être que je suis juste con, aussi. Va savoir.

Le fait est que là, j’ai juste pas envie de fuir, pour une fois. 

Parce que j’aimerais vraiment voir ce qu’il y a là-bas.

Derrière la crise. 

Episode 238 |Par Sam | le 11 sept 2008 @ 20:23 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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A pic a day keeps the doctor away

Les affaires reprennent, les apéros aussi. J’ai même été grimper trois bonnes heures cet aprem’. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi je suis parti de cette plage.

 

Orage et cabines

 

 

 

Episode 237 |Par Sam | le 6 sept 2008 @ 21:03 | dans Photos
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Et maintenant, un peu de musique

The Avalanches, Frontier Psychiatrist. Je trouvais que ça bouclait bien, comme disait l’autre. 

 

[Accessoirement, il eut mérité de figurer dans ma sélection de clips tordus de l'autre jour. Accessoirement aussi, c'est une spéciale dédidace à l'Helvète qui m' a fait écouter ça. Il a dû descendre de bateau depuis, et il se reconnaîtra]

Episode 236 |Par Sam | le 6 sept 2008 @ 2:02 | dans musique
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